Audi Q7 : le dinosaure des SUV qui refuse toujours de prendre sa retraite
Pendant que certains enterrent un peu vite le diesel, Audi lui offre une nouvelle jeunesse. Plus technologique, plus luxueuse et toujours aussi imposante, la troisième génération du Q7 entend rappeler qu'il reste une référence chez les grands SUV premium.
A une époque où tout le monde ne jure que par les SUV électriques, Audi ose remettre une pièce dans la machine… diesel. Et non, ce n'est pas un retour en arrière. La troisième génération du Q7 débarque avec un objectif simple : prouver qu'un gros SUV familial peut encore vous rêver.
Le premier constat est qu'il a toujours autant de présence. Avec plus de 5 mètres de longueur (5.06 m) – oups, cela va faire mal lors de l'embarquement sur le ferry, il est impossible de le perdre sur le parking. Sa nouvelle face avant, ses phares Digital Matrix LED et ses feux OLED de dernière génération lui donnent un regard encore plus intimidant. En clair, dans le rétroviseur, il demande poliment, mais fermement, que l'on se rabatte.
A bord, le constructeur allemand joue la carte du salon roulant. Le Q7 peut accueillir toute la famille ou, éventuellement, le conseil d'administration. Il propose plusieurs configurations permettant d'accueillir 5, 6 ou 7 personnes. La configuration des sièges permet de passer à un mode familial avec trois vraies places à l'arrière mais peut passer en mode classe affaires avec deux sièges individuels en deuxième rangée. Le coffre offre entre 670 et 2075 litres selon la configuration. Autrement dit, il avale sans broncher les valises, les vélos des enfants, le chien… et probablement les regrets d'avoir accepté d'organiser le prochain déménagement. Le véhicule est doté d'un immense toit panoramique à opacité variable. L'habitacle est équipé d'un écran passager de série, deux chargeurs sans fil Qi2, un système audio Bang & Olufsen 4D de 1360 watts et jusqu'à 22 haut-parleurs. De quoi transformer chaque embouteillage en concert privé.
Fait qui devient rare, Audi n'a pas cédé à l'appel des sirènes et n'a pas succombé au tout-électrique. Le lancement est assuré par un V6 3.0 TDI de 299 ch (200 kW) développant 630 Nm. Mais le diesel version 2026 n'a plus grand-chose à voir avec celui d'hier. La technologie MHEV Plus ajoute ponctuellement 24 ch et 370 Nm grâce à un système hybride léger, épaulé par un compresseur électrique qui élimine pratiquement tout le temps de réponse à l'accélération. Résultat : des reprises franches, une consommation mieux maîtrisée et toujours cette capacité à engloutir les kilomètres sans demander une recharge toutes les deux heures. Les enfants seront déçus car cela ne sera plus l'occasion de demander un burger ou un mikeshake lors du stop pour la recharge.
La nouvelle génération de la Q7 est, bien évidemment, doté de la transmission intégrale Quattro, associée à une boîte Tiptronic à huit rapports et à un nouveau différentiel central plus réactif. De quoi faire oublier que ses quelque deux tonnes ne sont pas exactement taillées pour une spéciale de rallye.
Côté technologie, Audi sort l'artillerie lourde. En effet, le constructeur allemand présente pour la première fois au niveau mondial des nouveaux phares projetant des indications directement au sol. Les clignotants dessinent leur trajectoire sur la chaussée afin de prévenir les deux roues. Le stationnement peut être appris puis reproduit automatiquement. L'assistant vocal fait désormais appel à ChatGPT lorsqu'il sèche sur une question. Oui, même cette voiture a désormais un joker.
La nouvelle Audi Q7 arrivera en concessions à l'automne 2026. Deux versions hybrides rechargeables de 395 et 490 ch suivront début 2027 pour compléter la gamme.
Le prix suisse n'est pas encore connu. En se basant sur le tarif français de 99'150 Euros, il faut s'attendre à un ticket d'entrée d'environ 93'000 CHF, avant les inévitables options car, chez avec les allemandes, la facture finale grimpe presque aussi vite que le V6 fait grimper l'aiguille du compteur.
















